Les missions du poste

Établissement : Université Claude Bernard Lyon 1 École doctorale : E2M2 - Evolution Ecosystèmes Microbiologie Modélisation Laboratoire de recherche : LBBE - LABORATOIRE DE BIOMÉTRIE ET BIOLOGIE EVOLUTIVE Direction de la thèse : Laurence MOUTON ORCID 0000000227189953 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-06-09T23:59:59 La sélection naturelle et la sélection sexuelle demeurent des processus évolutifs dynamiques dont l'intensité et la direction dépendent du contexte écologique dans lequel ils se déroulent (Sepielski et al 2009 ; Miller & Svensson 2014). Décrire cette dynamique est crucial pour appréhender les réponses des organismes face au changement global et peut être utilisée dans des stratégies de lutte biologique contre des ravageurs (Boake et al 1996).
Les interactions entre les insectes phytophages et leurs plantes hôtes constituent un cadre pertinent pour étudier la contribution du choix de la plante hôte à la sélection naturelle et à la sélection sexuelle (Jarrett & Miller, 2024). En effet, le choix du site de ponte, et donc de la plante-hôte, influence le nombre et la qualité des descendants, et, par conséquent, le succès reproducteur (lifetime reproductive success). Aussi, chez certaines espèces de phytophages, les signaux sexuels eux-mêmes (phéromones, marqueurs cuticulaires), ainsi que le choix du partenaire et la compétition intra-sexuelle qui peuvent en résulter, sont liés à la plante-hôte sur laquelle a eu lieu le développement larvaire. Enfin, à une large échelle temporelle, la plante-hôte peut influencer le lieu de rencontre des partenaires et conduire, via la sélection sexuelle, à un isolement écologique.
L'objectif de la thèse sera de quantifier la contribution du choix de la plante hôte sur la valeur sélective des individus, ainsi que sur les deux composantes de la sélection sexuelle : le choix du partenaire et la compétition intra-sexuelle. Les expériences permettant de répondre à cet objectif général seront conduites sur Drosophila suzukii, une mouche polyphage, ravageur de cultures fruitières (Poyet et al 2015). Le projet comportera 3 principaux axes :
1- Quantifier les pressions de sélection naturelle exercées par différentes plantes hôtes sur les traits d'histoire de vie et les traits morphologiques des insectes.
2- Déterminer comment la plante hôte influence le choix du partenaire, la compétition pour l'accès aux partenaires et les signaux sexuels.
3- Tester l'existence d'effets antagonistes ou synergétiques entre la sélection naturelle et la sélection sexuelle liés au choix de la plante hôte.
Ce projet met en jeu des outils et approches expérimentales relevant de plusieurs champs disciplinaires : l'écologie évolutive (e.g. évolution expérimentale, mesure de la force de la sélection naturelle et sexuelle) et comportementale (e.g. expériences de choix, mesure de la plasticité), d'écologie chimique (e.g. signaux cuticulaires) et de génétique (e.g. identification de la descendance). La sélection naturelle et la sélection sexuelle demeurent des processus évolutifs dynamiques dont l'intensité et la direction dépendent du contexte écologique dans lequel ils se déroulent (Sepielski et al 2009 ; Miller & Svensson 2014). Décrire cette dynamique est crucial pour appréhender les réponses des organismes face au changement global et peut être utilisée dans des stratégies de lutte biologique contre des ravageurs (Boake et al 1996).
Les interactions entre les insectes phytophages et leurs plantes hôtes constituent un cadre pertinent pour étudier la contribution du choix de la plante hôte à la sélection naturelle et à la sélection sexuelle (Jarrett & Miller, 2024).
Drosophila suzukii, mouche polyphage, ravageur de cultures fruitières, est un modèle particulièrement pertinent pour étudier ces interactions et les processus évolutifs sous-jacents. Ce projet met en jeu des outils et approches expérimentales relevant de plusieurs champs disciplinaires : l'écologie évolutive (e.g. évolution expérimentale, mesure de la force de la sélection naturelle et sexuelle) et comportementale (e.g. expériences de choix, mesure de la plasticité), d'écologie chimique (e.g. signaux cuticulaires) et de génétique (e.g. identification de la descendance).

Le profil recherché

Ce projet implique la gestion d'élevage de drosophiles, la participation au design expérimental, l'observation des accouplements des drosophiles et l'analyse statistique des données (sous R).

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