Les missions du poste

Établissement : Université Claude Bernard Lyon 1 École doctorale : EDISS - Interdisciplinaire Sciences-Santé Laboratoire de recherche : UMRESTTE - UNITÉ MIXTE DE RECHERCHE ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET DE SURVEILLANCE TRANSPORT, TRAVAIL, ENVIRONNEMENT Direction de la thèse : Barbara CHARBOTEL ORCID 0000000188056225 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-06-03T23:59:59 En France, la prise en charge des patients au stade de défaillance rénale fait intervenir trois alternatives thérapeutiques que sont la dialyse, la greffe rénale et la prise en charge sans traitement de suppléance rénale. La greffe rénale est le meilleur traitement de suppléance pour les patients éligibles. Cependant, les suites post-greffes ne sont pas toujours indemnes de complications, celles-ci pouvant être précoces ou tardives et en lien avec le greffon ou le receveur, liées à la chirurgie ou à l'anesthésie, et conduire à la perte du greffon, à la survenue de cancer ou du décès. La littérature scientifique actuelle fait état de résultats sur l'existence d'un lien entre exposition à la pollution de l'air et la santé des transplantés rénaux. Néanmoins les auteurs concluent à la nécessité d'utiliser des données multicentriques et des mesures de polluants standardisées pour mieux apprécier la relation dose-effet entre polluants atmosphériques et santé des transplantés rénaux. Par ailleurs, une revue systématique montre qu'il existe une association entre la défaveur sociale et l'exposition à la pollution atmosphérique.
L'objectif général de cette thèse est de décrire l'association entre exposition aux polluants atmosphériques et la santé des transplantés rénaux sous le prisme des inégalités sociales. La mise en oeuvre de la thèse s'appuiera sur les bases de données REIN et Géodair.
Cette thèse va se dérouler au sein de l'Unité Mixte de Recherche Épidémiologique et de Surveillance Transport Travail Environnement, UMR T 9405 de l'Université Gustave Eiffel à Lyon. Le financement se fera par contrat doctoral ministériel attribué à l'EDISS sur réussite au concours.
Contexte
En France, la prise en charge des patients au stade de défaillance rénale fait intervenir trois alternatives thérapeutiques que sont la dialyse, la greffe rénale et la prise en charge sans traitement de suppléance rénale. La greffe rénale est le meilleur traitement de suppléance pour les patients éligibles (1-5). Cependant, les suites post-greffes ne sont pas toujours indemnes de complications, celles-ci pouvant être précoces ou tardives et en lien avec le greffon ou le receveur, liées à la chirurgie ou à l'anesthésie, et conduire à la perte du greffon, à la survenue de cancer ou du décès (6). Les transplantés rénaux sont par ailleurs sous traitements immunosuppresseurs post-greffes au long court, ce qui les rend particulièrement vulnérables. En 2023, on dénombrait 1132 pertes de greffons rénaux en France sur 42 547 porteurs de greffon (2,7%) et 1 236 décès enregistrés pour 41 801 personnes-années à risque de décéder avec un greffon fonctionnel. Environ 190 pertes de greffon ont lieu la première année post-greffe (Rapport REIN 2023).
La littérature scientifique actuelle fait état de travaux sur le lien entre exposition à la pollution de l'air et la santé des transplantés rénaux (7). Ces polluants sont entre autres les particules en suspension (Particulate Matter PM2.5, PM10), le dioxyde d'azote (NO2), l'Ozone (O3) et les métaux (7,8) dont certains sont connus depuis longtemps comme étant à l'origine de néphropathies (8,9). Ils peuvent être soit primaires ou secondaires et provenir de diverses sources notamment des industries, ou du trafic automobile (exemple des particules en suspension, des oxydes de carbone, des oxydes d'azote) (10,11). En France, une étude a permis de montrer qu'une exposition à long terme aux polluants de l'air (PM2.5, PM10, NO2) était associée à un risque élevé de décès chez les insuffisants rénaux en dialyse (12). Une revue de la littérature récente retrouve une association significative entre la pollution de l'air ambiant et le risque de perte de greffon rénal et de décès après un suivi allant jusqu'à 15 ans post transplantation rénale (13). Néanmoins les auteurs concluent à la nécessité d'utiliser des données multicentriques et des mesures de polluants standardisées pour mieux apprécier la relation dose-effet entre polluants atmosphériques et santé des transplantés rénaux. Un second facteur non encore étudié pourrait également avoir un impact sur le devenir des transplantés rénaux. Une revue systématique menée sur des données de l'Europe de l'Ouest montre en effet qu'il existe une association entre la défaveur sociale et l'exposition à la pollution atmosphérique (14). Il est donc possible que la défaveur sociale ait un rôle de modération sur le devenir des transplantés, du fait de son association avec l'exposition à la pollution atmosphérique (14). L'objectif général de cette thèse est de décrire l'association entre l'exposition aux polluants atmosphériques et la santé des transplantés rénaux sous le prisme des inégalités sociales.

Le profil recherché

Profil et compétences recherchées :
Master 2 ou ingénieur en épidémiologie, santé publique ou biostatistiques qui possède :
- Une expérience professionnelle en statistiques, biostatistiques, recherche clinique, épidémiologie
- Une appétence pour le travail de recherche
- Une maitrise des outils informatiques / logiciels de statistiques et de gestion de données (R, STATA, ...)
- Un bon niveau d'anglais à l'écrit et l'oral
- Des capacités d'analyse, de synthèse et de rédaction scientifique en français et en anglais
- Une rigueur et une capacité à collaborer avec les membres de l'équipe et les partenaires
- La connaissance du SNDS et/ou du registre REIN est un plus
- Une appétence pour les études qualitatives

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